Assemblée Générale du 20.09 : mobilisation renforcée, contestation d’un modèle d’urbanisation

Plus de 70 personnes ont participé, ce jeudi 20 septembre, à la première assemblée générale de l’association P.A.R.C. Saint-Sauveur. Créée en juin dernier, celle-ci compte d’ores et déjà une centaine d’adhérents et se félicite d’avoir déjà collecté la moitié des fonds nécessaires pour engager sur le plan juridique la première bataille visant à s’opposer à l’actuel projet urbain. C’était d’ailleurs la première motivation des participant.e.s., venu.e.s rencontrer Me Muriel Ruef, avocate lilloise des deux associations requérantes, l’association P.A.R.C. Saint-Sauveur et l’Association pour la Suppression des Pollutions Industrielles (ASPI).

Après avoir expliqué les enjeux et les calendriers spécifiques des deux procédures engagées le 3 septembre dernier devant le Tribunal Administratif (référé-suspension et recours), Me Muriel Ruef a rappelé que l’utilité publique d’un projet urbain s’évalue sur un bilan coûts-avantages. Dans le cas présent, il est patent que les « coûts » en termes de santé publique et d’impacts sur l’environnement et la biodiversité ont été sous-estimés dans l’étude d’impact portée à la connaissance des habitants dans le cadre de l’Enquête Publique de mars-avril 2018. Prenant acte de ces graves insuffisances, soulignées en mai dernier par le Commissaire-Enquêteur lui-même sous la forme de trois fortes réserves, Me Thibault Soleilhac, l’avocat parisien choisi par la Ville et la MEL, s’en était tenu dans sa plaidoirie, le 18 septembre dernier, à une position pour le moins incohérente, voire irresponsable : l’étude d’impacts évoluerait au fur et à mesure de la réalisation du projet. Ce qui revient à dire que, les risques encourus n’ayant pu être appréciés en amont, la population serait tenue informée des nuisances induites par le projet au cours de sa réalisation ! Dans ces conditions, peut-on encore parler d’étude prévisionnelle concernant les impacts sanitaires imputables à ce pharaonique projet d’aménagement ?

Quoiqu’il en soit des arguties de la partie adverse, la question décisive est désormais entrée dans le débat public : comment définir l’utilité publique, autrement dit l’ intérêt général, d’un projet urbain? Cette question s’est reposée tout au long de la réunion, le dossier Saint-Sauveur apparaissant désormais comme l’illustration symptomatique et emblématique d’une politique de la ville dont on mesure aujourd’hui les écueils. Tout devrait-il donc être sacrifié, y compris le bien-être et la santé de la population, à l’objectif d’ « attractivité métropolitaine » qui, jouant de la concurrence entre les territoires, justifie aux yeux des élus une surdensification asphyxiante, mortifère pour la population?

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